Nous sommes de retour sur le blog et tout va bien ! Nous ne subissons pas trop les désagréments des nombreuses protestations, si ce n'est le bruit qu'ils font en passant tous les soirs proche de nos fenêtres.
Le Brésil est en pleine ébullition, et pas seulement à cause des 20 cents d'augmentation des transport publics. Les manifestations sont devenues le rassemblement des mécontents de la société brésilienne. Les griefs sont nombreux, en commençant par une classe politique corrompue, un système corrompu (les riches s'enrichissent de manière pas tous jours très catholique), un coût de vie élevé ( le salaire minimum n'est que de 300 euro), le manque de soins de santé de qualité accessible à tous (les soins publiques sont gratuits, mais il y a d'énormes files d'attente et la propreté laisse vraiment à désirer), le manque de bonnes écoles (les bons profs sont tous dans l'enseignement privé, où le salaire est plus élevé, ce qui n'est pas une surprise en sachant que le prix mensuel pour 1/2 journée d'école s'élève à 300 euro par mois pour les parents), le coût exorbitant de la coupe du monde (la plus chère jusqu'à présent),...
Bref, le pays connaît une soubresaut de conscience collective, ce qui aura comme effet que les politiciens feront certaines modifications, mais au fond, le problème restera encore toujours le même. Enfin, c'est quand-même un premier pas vers la bonne direction, donc ces manifestations n'ont pas servi à rien.
Dilma Rousseff a annoncé que «les revendications des manifestations sont devenues
une priorité nationale et qu'il fallait profiter de cette vigueur de la
contestation pour créer plus de changements». Cela devrait conduire à une augmentation des investissements dans les services publics, et l'utilisation des recettes du pétrole pour l'éducation. La lutte contre la corruption reste une priorité importante de la présidente, elle qui a par le passé montré le bon exemple en limogeant plusieurs de ses ministres
pour des soupçons de fraude. Mais ce combat ne peut se faire seule... mais un jour le petit David réussira peut-être à battre le grand Goliath. Espérons le pour le Brésil, car le pays en a besoin. C'est bien que le pays soit plein de ressources (pétrole, minéraux, soja,...) pour ne pas trop subir les effets de ces tares. Le Brésil vit à plusieurs vitesses et il est grand temps de réduire le clivage entre les pauvres et les riches.
Pour clôturer ce premier message depuis longtemps, quelques scénettes de notre vie quotidienne... c'est un peu à la rien à voir avec ce qui précède, mais bon.
La fête des mères...
Félix fait du gaspillage...
Félix donne à manger à son nounours...

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