Nous avons choisis la capitale du Brésil pour notre premier City-trip familial. Il était temps de bouger, après 6 mois sur place... Puisque notre installation et les difficultés sont maintenant principalement derrière le dos, place à la découverte des richesses du Brésil.
Brasília ne ressemble pas aux autres grandes villes brésiliennes, elle sort du commun et vaut vraiment le détour ! Elle a été créée il y a seulement 60 ans. Le président de l'époque, Juscelino Kubitschek, voulait relancer la reconstruction économique du Brésil en répartissant les richesses vers l'intérieur des terres, puisque l'activité économique était alors essentiellement concentrée dans les grandes villes côtières, Rio et São Paulo. La construction d'une nouvelle capitale devait attirer la population et le développement économique vers le centre du Brésil (qui n'était qu'une vaste savane à ce moment-là). La ville a été construite en 3 ans et demi par des milliers d'ouvriers. Le pari de Kubitschek d'assurer « 50 ans de progrès en 5 ans » au Brésil a donc bel et bien été tenu. Cela a été difficile pour les fonctionnaires et politiques de quitter Rio et ses plages pour aller s'installer dans un trou perdu au centre du pays...
... Mais voilà, Brasília est finalement bien là. L'attout principal est son modernisme (des années '60) et son architecture incroyable. C'est un véritable chef d'œuvre d'architecture moderne, elle fait dailleurs partie du Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1987.

Le Plan pilote a été dessiné par l'urbaniste Lúcio et donne à la ville une forme d'avion, inscrit dans un lac artificiel. Le cock-pit de l'avion regroupe les pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif autour de la majestueuse Place des Trois Pouvoirs. La ville s'organise autour du corps de l'avion: l’Eixo monumental qui coupe la ville en deux parties symétriques. L'Eixao Rodviário représente les ailes de l'avion. Les quartiers résidentiels sont regroupés dans les ailes en "superquadras" de la même taille, regroupent environ 300 000 habitants. Chaque superquadra regroupe le même nombre de logements et sont auto-suffisants car ils comportent tous des petits centres commerciaux, une école, une église, etc. Tout y est à proximité, ce qui est le seul point positif pour le piétion à Brasília. Car la ville a été dessinée dans les années '50 sur une idée moderne pour l'époque : tout est prévu pour la voiture. Celle-ci est INDISPENSABLE pour bouger, car il n'y a rien pour les piétons. Il est vrai que le climat n'aide pas bcp les déplacements à pieds (dans la Savane en Afrique on ne voit pas non plus bcp d'humains en cravate-costume, comparons ce qui est comparable). Il en résulte une ville où l'automobile est reine, mais ce qui n'empèche pas la ville d'être très aérée, avec des grands espaces verts. C'est agréable, car il y a bcp d'espace, ce qui pose justement le problème pour les piétons... L’Eixo monumental, par exemple, est impossible à traverser: elle fait plus de 200 m de large entre ses deux fois six voies de macadam pour vroum vroum.
Mais revenons à l'architecture... qui est le point d'intérêt majeur. Les bâtiments principaux ont été conçus par de célèbres architectes, dont le fameux Oscar Niemeyer. Avec cela, tout est dit, ou presque. Il faut venir pour se rendre compte de l'étrangeté de la ville et de son extrême beauté côté architectural. Bon d'accord, Oscar Niemeyer était un peu communiste, ce qui se ressent dans le concept de la ville (superquadras qui se suivent et qui se ressemblent), mais cela vaut le détour pour tous les passionés d'architecture.

Nous ne pouvons pas terminer cet article sans remercier nos hôtes, Kris et Ju. Muito obrigado aos dois e estamos esperando vocês daqui pouco em BH ! Os meninos já vos adoptaram, eles têm saudade...



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