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jeudi 24 mai 2012

Inhotim (1)

Nous en parlions depuis perpette et voilà que nous l’avons enfin fait : visiter Inhotim ! Nous avons profité de la visite de Hannah et de Jan (un collègue belge de François qui habite Florianópolis) pour réaliser ce rêve. Bedankt voor jullie bezoek, het was de max !

Inhotim se trouve dans la petite ville de Brumadinho, à 60 kilomètres de Belo. Le chemin pour y aller fût déjà toute une aventure car le GPS nous a conduit par des routes en terre, hors des sentiers battus. Cela nous a permis de découvrir des villages complètement isolés.
Arrivés sur place, nous avons donc pu découvrir ce musée d’art contemporain en plein air. Il est classé dans les top-10 des destinations à connaître au Brésil par le Lonely Planet, c’est dire si Inhotim vaut le détour et est d'ailleurs incontournable. A côté des villes coloniales, comme Ouro Preto, Diamantinas et Tiradentes, c’est l’atout majeur de la ville de Belo Horizonte. Un petit joyaux que nous ne nous lasserons pas de redécouvrir !

L’intérêt d'Inhotim ne repose pas uniquement sur les œuvres présentées, mais sur comment elles le  sont. Tout d'abord, l'interaction avec le public est constante. De plus, dans un écrin de verdure, l’art et  l’environnement interagissent harmonieusement et se renouvellent sans cesse. Inhotim s’étend sur 45 hectares de jardins, dont une grande partie a été créée en collaboration avec le célèbre paysagiste brésilien Roberto Burle Marx. C’est donc également un véritable jardin botanique, avec des espèces tropicales d’une grande rareté appartenant à la biomasse de la forêt Atlantique du Sudest brésilien et de la savane du Cerrado.  

 




2&3- L'œuvre de Chris Burden, Beam Drop (2008): ce sont 71 poutres d'acier de construction qui ont été projetées de 45 mètres de haut dans un bac de ciment frais. Le résultat est éblouissant et s’intègre parfaitement dans le paysage environnant, et en plus c’est gai de se promener dedans . Chaque poutre a une épaisseur différente, ce qui permet même de faire un petit concert improvisé ! We like !




4- L’œuvre de l’artiste argentin Jorge Macchi, Piscina (2009), fait référence à un agenda et une piscine, avec la possibilité d’aller « feuilleter » dans la piscine en descendant les marques-pages de l’agenda.  Super chouette ! La prochaine fois on emmène notre maillot !



5- L’œuvre de Hélio Oiticica et Neville D'Almeida,  Maileryn (1973), est une salle remplie de ballons avec des images de Marilyn Monroe, à la grande joie de petits et grands qui peuvent donc se défouler à leur guise. Les salles attenantes dans le pavillon Cosmococas permettent de sauter sur un trampoline, de faire du catch avec des coussins, de relaxer dans des hamacs sur de la musique de Jimmy Hendrix ou même de nager dans de l’eau glaciale selon les normes brésiliennes (21°). Les enfants ont aimés !



6 (haut)- L’œuvre de Janet Cardiff, Forty Part Motet (2001), permet au spectateur d’assister à un concert classique composé par Thomas Tallis,. 60 enceintes ont été décimé dans la grande salle et chacune de celle-ci correspond à la voix enregistrée d'un chanteur du chœur (40 voix) ou à l’un des instruments de l’orchestre. C’est incroyable de pouvoir se promener dans la salle et de découvrir  chaque voix/instrument qui font ensemble un concert. On peut ainsi rentrer dans l’intimité de chaque musicien ou chanteur en écoutant leur partition, ce qui défie notre perception sonore comme spectateur.
 

C'est promis, nous reviendrons sur le blog avec plus de surprises d'Inhotim !

1 commentaire:

  1. pascale crèche2 juin 2012 à 04:14

    Très heureuse de vous voir tous aussi souriant!!et surtout que tout se passe bien!!

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