... mais ce n'est pas ce que vous croyez. :)
Cela fait quelques mois que nous voulions héberger des oiseaux à la maison. Ce qui est en apparence une chose toute simple, est devenu tout un feuilleton.
Notre ami Luís, heureux propriétaire d'un canari belge qui chante du Bach toute la journée, nous a emmené au Mercado Central pour nous aider à choisir un canari. Une fois sur place, nous avons abandonné l'idée du canari belge car on voulait un oiseau plus brésilien pour les enfants. Il faut dire que Luís nous avait fait un peu peur avec l'entretien journalier que ce petit oiseau demande. Va pour un oiseau exotique donc, mais vu qu'on ne peut pas vendre d'oiseaux endémiques au Brésil (et c'est très bien), nous avons jeté notre dévolu sur un couple d'inséparables. Ils sont originaires du Madagascar, mais ils ressemblent quand-même aux oiseaux qu’on voit par ici.
Une fois à la maison, nous les avons baptisé "Patati" et "Patata" du nom de 2 clowns célèbres d'un dessin-animé au Brésil. Et puis nous avons rapidement déchanté. De un, les inséparables font beaucoup de bruit, et ce toute la journée (donc y compris le soir, ce qui n'aide pas à une mise au lit des enfants en toute sérénité). De deux, ils font bien plus de crasses qu'un petit canari tout gentil, car ils sont à deux, ils sont nettement plus grands et ils font pas mal de sport dans leur grande cage.
Après plusieurs semaines, Patati et Patata ont déménagé et sont aller prendre l'air sur la terrasse. On les entend encore, mais c'est beaucoup plus agréable. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes quoi.
Plusieurs semaines passent, et nous regrettons la présence de nos amis les "passoiseaux" (contraction poétique de Félix de "passarinhos" et de "oiseaux") à côté de la table à manger. En plus, nous avions regretté de ne pas avoir pu acheter une belle cage en bois pour les inséparables, car ces oiseaux-la sont voraces et la mangeraient.
Place au chapitre deux de notre histoire. On rappelle l'expert Luís pour nous aider à dénicher un petit canari belge. Après une heure de palabres nous avons enfin trouvé une belle cage et un canari assorti. Le canari est tout joli, c'est un petit brun, moucheté de rouge. Arrivé à la maison, il reçoit rapidement le petit nom de "meia dois", du numéro de sa bague (62). Bien vite, on se rend compte qu'il y a eu un problème de communication dans notre couple. Pendant qu'Antoinette choisissait la plus belle cage en bois au Mercado Central, François cherchait un canari avec Luís. Le critère était double: il devait aller avec la couleur de bois de la cage (n'est pas architecte d'intérieur qui le veut) et il devait chanter un peu (sinon ce ne serait pas un vrai canari selon François). Luís a trouvé la perle rare après une observation de 30 minutes dans une cage avec 50 canaris de toutes les couleurs et de tous les plumages. Alléluia !
Le stuut avec Meia Dois, c'est que ce canari chante... toute la journée. Trop is te veel ! Nous revoilà dans une impasse... car il y a déjà des oiseaux exilés sur la terrasse et il fait trop froid pour le canari pour rester dehors (c’est l’hiver pour le moment).
Après d'autres palavres, place au troisième chapitre de notre histoire. Antoinette retourne au Mercado Central avec la cage et le canari, pour l'échanger contre un couple de diamants à gouttelettes venant d'Australie. Le canari a trouvé tout de suite preneur, pensez-vous, il chantait a tue-tête dans sa cage, même le vendeur n'en revenait pas. Nos diamants à gouttelettes sont de jolis petits oiseaux, qui font un petit bruit bourdonnant, super sympathique. Ils ne chantent pas (encore?) vraiment, et nous sommes très heureux. Il ne reste plus qu'à leur trouver un nom...
... et à écrire le dernier chapitre de cette belle histoire, car la cage de Meia Dois est un peu petite pour nos 2 petits australiens.
Avec un peu de patience, on arrive toujours au résultat souhaité :)
UPDATE: nos inséparables couvent 5 jolis œufs... avis aux amateurs !
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