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mercredi 30 juillet 2014

Petites histoires aériennes

Au Brésil, on prend l'avion comme on prend le train en Europe. Les distances sont grandes et les prix sont démocratiques, ce qui permet de voyager facilement par les airs.

François prend l'avion une à deux fois par semaine, pour voir des clients dans les grandes villes brésiliennes comme São Paulo, Rio, Brasilia, Vitória et Belém. Il a donc pris l'habitude de se lever tôt pour aller vers l'aéroport de Confins à 45 minutes de Belo Horizonte. Ce sont des longues journées, car les déplacements prennent déjà 2 fois (A/R) 4 heures (en gros: 1h pr arriver à Confins, 1h à attendre l'avion, 1h de vol et 1h pour arriver chez le client). Ce sont des levers vers 5h et des retours vers 22h-23h, mais de temps en temps il y a des bonnes ou des moins bonnes surprises.

Les moins bonnes surprises, ce sont le brouillard ou les fortes intempéries qui paralysent les aéroports. Ce sont à chaque fois des changements de programme, des journées bizarres avec des longs déplacements pour au final voir son programme réduit au minimum. Ces mauvaises surprises sont heureusement assez rares.

Les bonnes surprises c'est quand on peut avancer son vol, ce qui se fait facilement au Brésil, ça arrive régulièrement quand une réunion se termine plus tôt ou est carrément annulée. Le vol du retour est d'habitude booké vers 20h pour laisser un peu de place pour des réunions imprévues, mais le contraire arrive bien plus souvent.

Quelques petits tuyaux d'un frequent traveller brésilien pour avancer son vol :
  • le commun des mortels peut avancer son vol aux machines de check-in automatique. Le hic c'est qu'on ne peut pas l'avancer plus de 4h
  • ceux qui ont un peu de miles à leur actif peuvent se rendre aux check-in et avancer le vol jusqu'à 12h plus tôt que prévu, s'il y a de la place dans les vols précédents
  • le truc génial, c'est de tenter sa chance aux portes de l'avion, en essayant de prendre un vol qui part dans la demie-heure de l'arrivée à l'aéroport. C'est un vol qui est donc inaccessible par les méthodes précédentes et il faut compter sur sa bonne étoile qui se nomme soit les no-shows (il y en a toujours quelques-uns), soit compter sur l'espace tampon. Pour l'espace tampon de l'avion, c'est l'espace disponible afin de ne pas déséquilibrer l'avion. 30 minutes avant le vol, le pilote procède à la détermination de la masse d'équilibrage de l'avion, ce qui veut dire l'équilibrage de l'avion en tenant compte de la répartition du poids des passagers, des bagages, de la marchandises, etc. Une fois ce calibrage terminé, on ne peut plus ajouter ou retirer trop de poids, au risque de devoir rééquilibrer l'avion. C'est donc une des raisons pour laquelle on ne peut plus faire son check-in 30 minutes avant le décollage, au risque de devoir refaire toute la procédure d'équilibrage et ainsi prendre du retard et perdre son slot de décollage. Par contre, il y a un peu d'espace de manoeuvre, càd environ + ou - 7 personnes. En attendant au gate de l'avion, il faut donc espérer sur les no shows ou sur la bienveillance du pilote pour utiliser une partie de cet espace tampon. Il n'y a que deux petites conditions à respecter pour utiliser ce truc génial: ne voyager qu'avec des bagages à main, cela va de soi, et avoir de la patience (ce n'est qu'en toute dernière minute qu'on sait si on peut entrer dans l'avion ou non).
En espérant que cela puisse vous aider un jour...
L'avion de la Seleção de la compagnie GOL, avec les grafitis des jumeaux célèbres "Os Gêmeos".


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