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lundi 8 septembre 2014

Diamantina

Diamantina figure dans le top 3 des villes coloniales à voir dans le Minas Gerais, avec Tiradentes et Ouro Preto. La raison pour laquelle nous avons attendus si longtemps pour la voir est la distance. Diamantina est à plus de 4h de route au nord de BH, tandis que la plupart des autres villes coloniales se trouvent toutes au Sud plus proches de Béaga.

Il n'y a rien de mieux que de visiter un ville ou un pays avec des locaux, c'est bien connu. Nos guides de circonstances étaient Gustavo, Andrea, Evanildo et Solange, des passionnés de Diamantina. Les enfants avaient la compagnie de leurs amis Pedro et Mateus pour jouer ou plonger dans l'eau froide des cascades des environs.

Diamantina est une bourgade complètement isolée dans un massif montagneux de toute beauté, formé par les montagnes arides et rocheuses de la Serra do Cipó. Ses formations géologiques (presque exclusivement de quartzites et de schistes) sont à l'origine de la beauté de ses paysages et de son développement économique. Si Diamantina était une énième ville où l'on cherchait de l'or, tout a changé en 1720, lors de la découverte d'une richesse insoupçonnée : le diamant. Il y sera extrait durant près de 200 ans, jusqu'à la découverte en Afrique du Sud de gisements miniers plus abondants et de meilleure qualité.

Son isolement explique pourquoi Diamantina est tellement bien préservée. La ville n'a pratiquement pas changée depuis plusieurs siècles. Juscelino Kubitschek y est né (le président qui a construit Brasília dans les années '50) et y a apporté un peu de modernité, une université fédérale et quelques bâtiments dessinés par son ami Niemeyer. Mais à part cela, la ville est bien préservée.

Parmi les curiosités à voir il y a la Casa da Chica da Silva, résidence de l'exubérante Chica da Silva et du diamantaire João Fernandès de Oliveira. Chica était une mulâtre et une esclave affranchie qui cassa les codes de l'époque en s'unissant avec la plus grosse fortune de la ville, ce qui causa un joli scandale. En plus, le João Fernandès était marié avec une portugaise restée au pays. Et la Chica se comportait comme une blanche de l'époque avec des nombreux esclaves qu'elle ne ménageait pas, malgré ses origines. La résidence a été construite avec des influences arabes, dont cette moucharabié, qui permettaient aux habitants de la maison de pouvoir observer la rue sans être vus.

Une autre curiosité est la casa da Gloria, qui est un peu la carte postale de la ville. Ce sont en fait 2 maisons d'époques distinctes, et qui ont été reliées par une passerelle du temps où ces bâtiments formaient un couvent de sœurs Vicentas. La passerelle permettait aux nonnettes de circuler sans être aperçues par la gente masculine. Le gardien nous affirmait lui que c'était parce que l'étage du bas d'une des 2 maisons abritait un lieu de joie, que les nonnettes ont fait construire la passerelle afin d'éviter de passer par-là...






 
Diamantina est également connue pour la musique. Certains disent qu'un habitant sur deux y joue un instrument. Ce n'est pas étonnant dès lors que c'est ici que vous pouvez assister aux fameuses vesperatas, ce sont des concerts en plein air un peu particuliers. On y inverse les places, les musiciens prenant position sur les balcons des maisons tandis que le publique s'installe sur la place pour écouter, boire et danser aux sons de musique classique et locale. Une très chouette expérience, que nous avons partagés avec nos amis Gustavo et Andrea !












La Serra do Cipó est de toute beauté ici. Nous avons visité plusieurs sites intéressants, dont le site de Biri Biri, qui est ancien village lié à une industrie du textile, tout à fait isolé dans les montagnes idylliques. Il y a également les grottes de Salitre, où se cachaient les esclaves échappés. Impressionnant.
















Gustavo e Andrea, obrigado para a visita da sua cidade do coração e pela amizade forte que nos une !







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